Phelps : une histoire familiale de courage, de détermination et de croissance

FINAL TIMELINE Website FR - Phelps Canada

Partie 1 : Tout a commencé par une étincelle entrepreneuriale

Comme beaucoup de grandes histoires, celle de Phelps a commencé avec une entrepreneure animée par le courage, la persévérance et une vision claire. Mais pour bien la comprendre, il faut remonter à Thunder Bay, en Ontario, en 1986, à une époque où la ville connaissait une période de forte croissance économique. Les principales industries, telles que la transformation du bois, le transport maritime, l’exploitation minière et les services gouvernementaux, étaient en pleine effervescence. C’était une période empreinte d’opportunités et d’optimisme. 

La fondatrice, Valerie Phelps, est issue d’une longue lignée d’entrepreneurs, un héritage de quatrième génération qui a profondément influencé son parcours. Forte d’une expérience acquise dans plusieurs secteurs et à travers différents rôles, elle a rapidement identifié une occasion de faire les choses différemment : bâtir une entreprise fondée sur la flexibilité, le professionnalisme et un engagement sans compromis envers un service de qualité. 

Cette vision est devenue la pierre angulaire de Phelps et demeure pleinement d’actualité aujourd’hui.

Il convient aussi de souligner que l’année 1986 a marqué l’une des étapes les plus importantes en matière d’équité de genre au Canada, avec l’entrée en vigueur de la Loi sur l’équité en matière d’emploi, qui a inscrit l’équité entre les sexes au cadre légal des responsabilités patronales, notamment en matière de leadership, de gouvernance et dans le secteur public. C’est dans ce contexte de transformation que Valerie fondait son entreprise, au moment même où le Canada redéfinissait ses attentes en matière d’équité, un alignement qui a profondément, bien que discrètement, influencé le parcours de Phelps.

«En tant que femme fondatrice, les obstacles auxquels j’ai été confrontée il y a 40 ans n’avaient rien de subtil: ils étaient structurels. Ils étaient ancrés dans les politiques bancaires, les mécanismes de financement, les réseaux professionnels, et les préjugés quotidiens sur qui était crédible et qui ne l’était pas. Ce n’était pas seulement une impression ; les femmes entrepreneurs se heurtaient régulièrement à des conditions de crédit plus strictes, à davantage de refus et à des modalités plus sévères que les hommes. Pour avancer, j’ai souvent dû travailler deux fois plus fort», explique Valerie.

Avec le recul, Valerie trouve surréaliste que ces obstacles aient pu exister aussi ouvertement. E Pourtant, elle est fermement convaincue que bon nombre des opportunités offertes aujourd’hui aux femmes leaders n’existent que parce que les femmes de sa génération ont continué à se battre, encore et encore, jusqu’à ce que ces murs commencent à s’effondrer.

Partie 2 : Des racines nordiques à une envergure nationale

L’entreprise s’est développée, tout comme la famille Phelps. Heather et Jayson, les enfants de Valerie, ont par la suite manifesté le désir de suivre les traces de leur mère et sont tous deux devenus des piliers essentiels de la croissance et du succès continus de l’entreprise. Chacun d’entre eux travaille désormais au sein de l’entreprise depuis plus de 25 ans, occupant des postes de direction clés dans les opérations et perpétuant les valeurs et les principes de l’entreprise. Au fur et à mesure que l’entreprise grandissait, le fait d’être une entreprise familiale s’est traduit par des décisions guidées par des valeurs cohérentes et par une priorité accordée aux relations à long terme plutôt qu’aux transactions ponctuelles. 

«Ils m’ont appris à écouter différemment. Lorsqu’ils se sont joints à l’entreprise, j’avais des décennies d’expérience et une manière bien établie de faire les choses. Ils m’ont invitée à accueillir de nouvelles idées, à remettre en question “ce que nous avions toujours fait” et à faire de la place à d’autres points de vue au sein de l’entreprise», raconte Valerie.

Et c’est là toute l’essence d’une entreprise familiale: elle repose sur des valeurs.

« La vérité, c’est que les dynamiques familiales sont réelles, familières et pas toujours faciles. Comme nous sommes une entreprise familiale, nos clients se sentent souvent à l’aise pour partager des anecdotes sur leurs propres relations fraternelles. Ces moments s’accompagnent généralement de bons éclats de rire et ils renforcent véritablement les relations que nous tissons tant avec nos clients qu’avec nos candidats», souligne Heather Phelps, associée directrice.

Fondée en 1986 comme agence de placement sous le nom The Placement Centre, l’entreprise a franchi sa première étape majeure de croissance à peine un an plus tard en se diversifiant dans le recrutement de cadres. Afin de se distinguer d’une autre entreprise locale opérant sous le même nom, Phelps & Associates Personnel Services Inc. a procédé à une refonte importante de sa marque et, en 1992, s’est lancée dans les services de transition de carrière en tant que fournisseur du nord de l’Ontario pour Drake, Beam and Morin (DBM). Au milieu des années 1990, Phelps était devenue le plus grand fournisseur de services de placement dans le nord-ouest de l’Ontario, surpassant régulièrement des concurrents bien plus importants sur un marché des talents hautement concurrentiel.

C’est alors que Jayson a eu une idée : et si nous transposions à Toronto les leçons apprises dans le Nord de l’Ontario ? En 2001, avec guère plus qu’un annuaire téléphonique, une ligne fixe et un Wi-Fi des plus rudimentaires, Phelps a ouvert son bureau de Toronto au 330, rue Bay ; un clin d’œil tout indiqué, puisque l’adresse abrite l’édifice du Nord de l’Ontario.

«C’était l’un de ces jalons auxquels je n’avais pas accordé beaucoup d’importance à l’époque, mais qui s’est finalement révélé être un moment charnière qui a contribué à définir l’entreprise. Nous n’avons jamais oublié d’où nous venions. Ces racines nous ont appris à faire preuve de créativité en recrutement et d’une grande rigueur dans nos suivis, car nous devions développer notre résilience. Recruter et retenir les talents dans le Nord n’est pas facile », explique Jayson Phelps, associé principal.

En 2008, le Canada est entré dans une récession déclenchée par la crise financière mondiale et, en 2009, le pays connaissait sa plus grave récession économique depuis des années. Phelps choisit d’agir. Pour accompagner ces changements, le cabinet met alors sur pied sa pratique en développement du leadership, positionnant le développement comme un levier essentiel au service d’un leadership efficace pour naviguer l’incertitude et renforcer l’efficacité organisationnelle. Quelques années plus tard, une nouvelle approche émerge: le coaching exécutif. D’abord présenté comme une intervention axée sur la performance, il évolue progressivement vers une offre de pratiques exemplaires destinée aux hauts dirigeants. En 2016, Phelps élargit ainsi sa pratique d’accompagnement du leadership exécutif, renforçant son expertise aux niveaux de la haute direction et de la gouvernance.

Cette offre est devenue une offre centrale de la firme et l’est encore aujourd’hui. En 2020, le cabinet franchit une nouvelle étape en devenant partenaire mondial de Panorama, élargissant ainsi sa portée internationale et ses capacités de collaboration, afin de soutenir davantage les recherches à l’échelle mondiale.

Cette croissance s’est accompagnée d’un engagement renouvelé et affirmé en faveur de l’équité, de la diversité et de l’inclusion au sein de la firme. «Nous reconnaissons que notre force réside dans la diversité des parcours, des expériences, des talents et des perspectives de nos employés, de nos clients et de nos candidats», déclare Heather. Phelps a été invité à rejoindre le Conseil nord-américain pour l’équité et l’inclusion de l’Association of Executive Search and Leadership Consultants (AESC), dont la mission est de continuer à faire progresser de manière réfléchie ce domaine. Les travaux du Conseil continuent d’évoluer, en accordant notamment une attention croissante à la neurodiversité, tout en renforçant l’expérience tant des clients que des candidats. Cette attention portée à l’équité est devenue un facteur de différenciation significatif à une époque où de nombreuses organisations commençaient tout juste à reconnaître l’importance de l’équité, de la diversité et de l’inclusion dans le recrutement de cadres.

En 2025, Phelps a franchi une étape majeure de sa croissance avec l’acquisition de la pratique canadienne de recherche de cadres de Gallagher, élargissant ainsi sa présence en Alberta et au Québec et confirmant son positionnement en tant que firme canadienne bilingue dotée d’équipes locales solides dans ces régions.

Partie 3 : Ce n’est qu’un début

L’influence d’entreprises comme Phelps se fait sentir dans tous les secteurs au Canada. Aujourd’hui, les dirigeants choisissent de prendre leurs distances avec des organisations qui ne correspondent plus à leurs valeurs et s’engagent auprès de celles qui les partagent.

Depuis quatre décennies, Phelps contribue à façonner un leadership qui renforce les communautés et les organisations canadiennes dans les secteurs public, privé et à but non lucratif. Ancrés dans nos origines canadiennes et guidés par les valeurs IGNITE (Intégrité, Persévérance, Agilité, Inclusion, Confiance et Excellence), nous travaillons en partenariat avec nos clients pour repérer et former des leaders capables de naviguer dans la complexité, de diriger avec intégrité et de créer un impact durable. Sur certains des marchés les plus exigeants, notamment le Nord de l’Ontario et les territoires, cette approche a permis de faire passer la durée moyenne de rétention dans certains postes d’environ 18 mois à plus de sept ans.

En formant la prochaine génération de leaders, nous contribuons à bâtir un Canada plus fort et plus résilient, aujourd’hui et pour l’avenir. « Chez Phelps, tout le monde fait partie de notre famille, et c’est quelque chose que nos concurrents ne peuvent tout simplement pas affirmer », souligne Jayson.

L’entreprise est plus forte que jamais. Quarante ans plus tard – après quatre récessions majeures et une pandémie mondiale – la plus grande leçon, partagée par Valérie, Heather et Jayson, est simple : les relations durent plus longtemps que les transactions. « Nous devenons plus forts en traversant ces moments difficiles », dit Jayson. « Chaque décennie a apporté son lot de changements, et avec eux, l’occasion de nous réinventer. »

Lorsque Jayson réfléchit à ces « 40 ans d’impact », sa première pensée est tout ce qu’il reste encore à accomplir ; ce jalon ressemble moins à une ligne d’arrivée qu’à un point médian significatif. « Disons simplement que tous nos secrets ne figurent pas dans cette histoire, mais ce n’est que le début. »